La colère & le mensonge.

Colère

Il y a quelques temps un événement m’a mise en colère.

Pour vous donner un contexte, je devais voir une personne et j’avais des attentes et des projections sur ce qui allait se passer et comment cela allait se passer – déjà ça ne part pas terrible.

J’avais un joli scénario dans ma tête que je m’efforçais de ne pas terminer en me persuadant ainsi que j’étais loin des attentes et projections.. Bien essayé.
Il va arriver, et nous allons faire ça, et puis ensuite ça, etc.

Le week-end avance et tout ce qui était prévu (et bien sur ce qui était prévu dans ma tête également) ne se passe pas une seconde, et excuses après excuses la personne finit par ne pas venir du tout.

Et la colère mélangée à la frustration et à la déception que j’avais refoulées depuis 3 jours se sont mises à bouillonner en moi, et à venir me chatouiller en me laissant un goût de déjà vu assez prononcé.

Dans ces moments-là il se passe une nanoseconde où j’ai le choix entre réagir automatiquement en me laissant submerger par les émotions et le passé, ou poser une question. J’ai choisi de me laisser submerger, au moins l’espace de quelques minutes avant de poser des questions. Je me mets à bouillonner, à me taire en ayant la personne au téléphone, car je connais mes traits acides qui sortent malgré moi, puis je pleure, je me demande ce que j’ai encore fait, je me donne tort, bref je rentre dans mon fonctionnement habituel.

Vous connaissez ces moments où tout est prétexte à plus d’énervement ? Même quand vous appelez un(e) ami(e) pour vous réconforter/vous aider à y voir plus clair chaque mot qu’il/elle prononce vous donne de l’urticaire ?
Et bien j’en étais là.

Mais peut-être pour la première fois de ma vie, j’ai reconnu ce qu’il se passait, j’ai pu le dire : “ok là j’ai très envie de t’envoyer paître, sache-le.” Je suis restée présente avec ces émotions et ces sentiments qui passaient à travers moi en les regardant simplement sans les juger ; ce qui au fur et à mesure des questions et discussion avec cette amie, m’a apporté de la clarté. De plus en plus de prises de conscience sur ce qui se passait vraiment en moi, dans cette situation et ce que je percevais. Pourquoi cela me rappelait tant le passé et ce que ‘j’avais à comprendre’.

L’espace dans lequel j’étais était tellement serré, tellement contracté que je ne pouvais rien voir. Poser des questions m’a permis d’ouvrir cet espace, d’y voir clair et de reconnaître ce qui se passait vraiment.

J’ai compris que cette colère, cette frustration venait d’un mensonge : le mensonge que la personne me racontait et qu’elle se racontait. J’ai perçu énergétiquement qu’il s’était retiré de la relation sans le reconnaître et je ne me suis pas fait confiance quand je l’ai perçu. J’ai préféré écouter ce qu’il disait et non pas ce qui était.

Combien de fois écoutons-nous les mots au lieu d’écouter l’énergie ?

Combien de fois le savoir que nous avons ne correspond pas aux mots qui sont dits et cela nous provoque des maux ? Par les sentiments, les émotions et les pensées qui nous submergent tels des tsunamis d’où nous ne pouvons pas sortir, qui nous ligotent tant que nous croyons au mensonge que seul cela existe.

Alors la prochaine fois que vous sentez de la frustration, de la colère, de la déception posez des questions :

Qu’est-ce que c’est ?

De quoi suis-je conscient(e) ici ?

Quel est le mensonge caché ?

Qu’est-ce qui est juste ici que je ne vois pas ?

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